Je ne veux pas embellir les choses

On vit parfois sans être là / On effleure les heures en funambule / On marche dans les rencontres en somnambule / On se laisse faire et défaire par le ressac des jours / Et l’on se retrouve soudain
Jeté sur un rivage dont on n’a pas la clé / Par paresse et par facilité

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La pluie, la joie et la gratitude

Dimanche matin, il pleut. Je sors, je marche sous la pluie, je suis bien. Dans la rue, peu de monde, mais les visages que je croise expriment la plainte, le mécontentement, beaucoup de grimaces, de fronts plissés, de soupirs aussi : « Quel temps de chien ! » Mais qui a décidé que pluie rimait avec mauvais temps ? Et, juste pour vous dire, les chiens, eux, n’ont…

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J’ai les yeux d’une femme qui pleure souvent

Reste que les larmes, si elles viennent dire la déchirure, viennent en même temps l’adoucir, la panser, la rendre habitable. Elles sont à la fois une puissance d’extérioration de la déchirure intérieure et une puissance de cautérisation. Moyennant quoi, dans la mesure où elles extériorisent l’intime, …

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L’appel de la mer

L’insignifiance et la futilité qui règnent en maîtres barrent l’accès au réel et à la profondeur. Aussi ai-je gagné la certitude que les catastrophes ne sont là que pour éviter le pire.
Et y a-t’il pire que d’avoir traversé la vie sans houle et sans naufrage, d’être resté à la surface des choses, d’avoir dansé toute une vie au bal des ombres ?

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Aux femmes qui créent

Aux femmes qui créent le jour / Pour chanter leur amour / Aux femmes qui créent la nuit / Surtout sans faire de bruit / Aux femmes qui créent qui crient / Pour celles que l’on oublie / Aux femmes qui créent toujours…

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Les fleurs fanées de l’orchidée

Au moment où j’écris ces lignes – dimanche matin très tôt – le silence est tel qu’il en devient dense, consistant, presque palpable. J’aurais aimé dormir plus longtemps. J’aurais pu me lever d’humeur chagrine, me faire un café…

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